Bonnes ID ~ Clément Oudot

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Un blog sur la gestion d'identité Open Source

Retrouvez ici les actualités des projets libres sur lesquels je travaille.

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vendredi, avril 1 2011

Le SSO, cause principale de la maladie d'Alzheimer

Une étude de l'institut NAZ (Neuroscience AlZheimer) vient de prouver le lien entre le déploiement du SSO en entreprise et la maladie d'Alzheimer, désormais classée dans les accidents du travail.

De la paresse mémorielle à la maladie

Le SSO, Single Sign On, est un système informatique permettant aux utilisateurs de n'avoir qu'un seul mot de passe pour accéder à toutes leurs applications. La généralisation de ce système change radicalement les habitudes des usagers, qui sollicitent de moins en moins leur mémoire dans leur travail quotidien.

Certains systèmes SSO peuvent même déclencher l'authentification de l'utilisateur à partir d'une carte à puce, ou de son empreinte digitale : plus aucun accès mémoire n'est requis !

Le cerveau doit être sans cesse sollicité pour fonctionner. Avec le SSO, le voici devenu presque inutile, avec les conséquences que l'on connaît maintenant.

Le téléphone portable, une première alerte ignorée

L'arrivée des téléphones portable avait déjà créé du remous dans la communauté médicale, accusant le répertoire téléphonique d'affaiblir les capacités cognitives de ses utilisateurs : aujourd'hui, personne ne connaît plus que 3 ou 4 numéros de téléphone, contre plusieurs dizaines auparavant.

La riposte est en cours

Pour palier à ce problème, plusieurs entreprises ont décidé d'abandonner le SSO. Elles exigent désormais au moins deux mots de passe pour se connecter aux applications, dont un doit être une date d'anniversaire, ou le prénom d'un proche. Elles espèrent ainsi faire reculer la maladie, au moins jusqu'à la retraite de leurs salariés.

À votre échelle, vous pouvez également agir : jetez tous les papiers que vous trouverez sur lesquels des mots de passe sont écrits. Vous contribuerez ainsi à l'amélioration de la santé mentale de vos collègues.

jeudi, avril 1 2010

Le protocole LDAP sous brevet logiciel

Le protocole LDAP est né dans les années 90 (du siècle dernier) afin de fournir une alternative "légère" à X.500. Depuis, de nombreux éditeurs et communautés ont fourni des serveurs répondant à la norme LDAP, en particulier LDAPv3 publiée en 1998 (avant le bogue de l'an 2000).

L'un de ces éditeurs s'appelle Microsoft, et son produit Active Directory implémente, entre autres, le protocole LDAP.

En réaction au rachat de SUN par Oracle, qui détient l'un des produits LDAP concurrents les plus solides, Microsoft vient de décider d'engager des poursuites judiciaires en faisant jouer ses brevets sur le protocole LDAP.

L'idée derrière tout ça est bien entendu de s'imposer sur le marché des annuaires, mais surtout mettre en avant les innovations techniques d'Active Directory :

  • Encodage du mot de passe avec un format propriétaire, pour plus de sécurité, dans un attribut non standard (on laisse le champ userPassword en tant que "pot de miel" pour détecter les attaques par dictionnaire)
  • Protocole de réplication propriétaire et fermé, là aussi pour effrayer les éventuels pirates
  • Modification du schéma standard, en particulier suppression de la classe d'objet person qui ne sert vraiment à rien (on la remplace par account)
  • Gestion de la politique des mots de passe par Group Policy, sous format propriétaire, pour que l'on abandonne enfin le draft ppolicy (toujours pas passé en RFC !)
  • Fin de support pour un certain nombre d'extensions, en particulier les filtres étendus, afin de ne pas alourdir le protocole

En définitive, les idées de Microsoft sont bonnes et devraient permettre au protocole LDAP de mieux se diffuser dans les SI, pour offrir alors une alternative crédible aux bases de données.